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samedi 26 mai 2012

La Rando-Canal NB a les honneurs de la presse: Ouest France Bretagne!

Ouest-France / Bretagne / Loudéac / La Chèze / Archives du lundi 21-05-2012
Le canal de Nantes à Brest se parcourt aussi en trottinette - Rohan lundi 21 mai 2012 Initiée par deux Bretons amateurs, une randonnée de quatre jours, en trottinette sportive et vélo, le long du canal de Nantes à Brest, a fait escale au camping municipal. Des sportifs peu ordinaires ont fait escale au camping municipal, vendredi soir, au milieu d'un périple de quatre jours le long du canal de Nantes à Brest. De simples cyclistes à première vue, mais à y regarder de plus près, certains d'entre eux montaient de drôles de machines, dotées d'une grande roue de vélo (28 pouces) à l'avant, et d'une beaucoup plus petite (18 pouces), à l'arrière. Pas de pédales : l'engin fonctionne comme une trottinette. C'est d'ailleurs son nom, et une nouvelle pratique sportive encore appelée footbike. Sport originaire de Finlande Importé de Finlande, ce sport à part entière « vaut une salle de fitness », affirme un des randonneurs. « Entre le vélo et la course à pied, il n'a pas les désagréments du premier au niveau de la selle, ou des chocs ressentis à chaque foulée pour le second. Il sollicite les muscles des jambes (à alterner toutes les dix poussées pour équilibrer l'effort), mais aussi les dorsaux et les pectoraux ». Des gestes assez proches de ceux d'un skieur de fond... Deux Bretons adeptes de course ultrafond et de raids aventure, Franck Denaene (Férel) et Bernard Deniaud (Saint-Nazaire) ont eu l'idée de cette randonnée le long du canal. Franck est l'un des initiateurs du premier Ultra Canal de Nantes à Brest, en 2010. Bernard est le premier à l'avoir parcouru en trottinette, en 40 heures non-stop. « Nous voulions proposer une randonnée loisirs et non officielle sur ce parcours magnifique, à l'intention de quelques adeptes de trottinette sur longue distance », explique Franck Denaene. « C'est aussi le moyen de faire connaître cette pratique ». En 2011, il a lui même parcouru le canal en trottinette, accompagné de son épouse et ses enfants, à vélo et remorque. Jeudi, à Châteaulin, quatorze amateurs, parfois venus de loin (Hérault ou région parisienne) ont ainsi pris le départ, à vélo ou en trottinette, pour une randonnée en quatre étapes de 74, 106, 110 et 54 kilomètres, à 14 km/h de moyenne, vers Nort-sur-Erdre. Samedi à 9 h, Franck rassemble ses campeurs et distribue le carnet de route du jour, invitant chacun à savourer le paysage. Avec Bernard et deux autres accompagnateurs, il suit en voiture avec les bagages et le ravitaillement, et s'assure du bon déroulement du parcours. Un autre camping et un petit resto sympas attendaient les sportifs, le soir, à Guenrouet...

mercredi 23 mai 2012

La Rando-Canal NB 2012 vue par les participants:

Récit de Isabelle Boudeaud alias Merline: J'ai rattrapé la joyeuse troupe samedi dans la matinée au niveau de Josselin. Accueilli par Franck, Nadine et son amie. J'ai vu d'abord les vélos qui ne pensaient qu'à leur déjeuner et qui ont tracé ! Et puis Marie est arrivée suivie de L'arbre et Gilles et comme dit l'arbre on me reconnait grâce à la ouaf ! Rien qu'au départ c'était un mélange de diverses émotions...Trop contente d'être là, trop contente de rencontrer mes nouveaux copains et un peu en stress sur ma condition, est-ce que je vais suivre... D't'façon j'y étais, allez hop on y va... j'abandonne mon chéri et la ouaf et c'est partiiiii ! On part donc tout les 4... En papotant... Marie nous dit assez rapidement : Bon j'y vais moi ! (on roulait à 15km/h) On lui répond : oui, oui ! Et hop plus de Marie ! Une bombe ! On roule, la pluie devient de plus en plus forte... Déjà je commence à faire mon boulet à cause de mon garde boue qui se desserre ... bon ça fait des pauses ! L'arbre est super content, il parle de ses 2 premiers jours qui se sont bien passés avec de belles rencontres (dont jean pierre la cam, un personnage que j'ai hélas loupé), des beaux paysages et des bons moments, il se sent en forme, il est tout joyeux, ça fait plaiz ! On arrive après 25km (pour moi) au ravitos... En mode serpillère avec mon jean absolument pas adéquat qui pèse 1 tonne ! Et Là, en vrai de vrai, j'ai envie de dire en chair et en os mais on va dire plutôt en os, je le vois : BERNARD !!! Limite je me jette sur lui, je le regarde droit dans les yeux et mon 1er mot : ENFOIRE ! Et puis on s'embrasse ! Aucune rancune, il a vécu son trip le baroudeur, le principal c'est qu'il soit là, maintenant avec nous. (Tu vois Icono, la différence avec toi, c'est que Bernard j'ai pu lui dire de vive voix!!!) Mais quel phénomène ce Nanard ! Il me charrie avec mon jean et de suite il dit à Nadine de me prêté un pantalon, que je ne peux pas rester comme ça, un peu de technique bordel ! Et là super Nadine me prête un pantalon en micro fibre, le truc qui sèche en même temps qu'il mouille : Parfait ! Bon casse croute avec le p'tit coup de rouge qui va bien, en plus je ne sais pas trop grâce à qui (bernard, Franck, les 2?) Bref on a pu manger à l'abri dans un gîte, ouf! On repart, Gilles, L'arbre, Bernard et sa radio ! et moi ... Il pleut ... On roule, l'arbre et Bernard papotent pire que des filles ! Je ne sais pourquoi je me détache du groupe, j'ai froid alors je fonce pour me réchauffer, c'est le coup de rouge du midi, ça m'a filé la pêche ! Mais très vite mon garde boue refait des siennes ... les garçons me rattrapent et m'aident à réparer ... on repart... J'en chie, le revêtement est galère, difficile à décrire : du sable gravillon gris et gras... j'ai l'impression de pousser un motoculteur... et puis voilà déjà 15km de rouler et y'a mon chéri qui est là... Je décide d'abandonner lâchement les garçons, je ne prends pas de plaisir, c'est dur de pousser avec mes grosses roues et j'ai mon sous pull imbibé de flotte jusqu'au coude... un peu désolée je les laisse partir sans moi... Dans le camion bien au chaud avec ma poilue, mon chéri nous emmène à Redon, où l'on rejoint Franck. Cool ça me fait un peu du temps pour faire connaissance avec lui et en même temps on guette Marie qui va arriver avant les autres ! Enfin la voilà avec son grand sourire, elle nous dit qu'elle en a un peu baver sur le revêtement pourri gris et gras, elle fait le plein d'eau et repart... on attend les garçons... L'arbre nous quitte, snif, il va prendre son train... On a pas eu beaucoup de temps ensemble mais très contente d'avoir rouler avec toi et d'avoir fait ta connaissance ! Gilles et Bernard sont des warriors et repartent, ils sont très fort, grand bravo à eux. Le soir on a mangé tous ensemble avec les vélomans dans une crêperie sympa ! Miam ! Puis enfin on est parti au dodo, on a laissé nos nouveaux copains au camping et avec chéri on à dormi dans le fourgon au bord du canal... Le lendemain on s'est fait réveillé par les pêcheurs (il y avait un concours!) Mais ça m'a pas empêcher d'arriver à la bourre au rdv du p'tit déj (j'suis pas du matin!) Bref un café, une clope, un léger débarbouillage et déja Franck nous brieff et on a le road book en main .... Allez c'est repartiiiiiiiiiiii! Serge, Marie, Gilles, Christian (le dernier véloman) et moi, c'est super le départ se fait doucement faut éviter les cannes à pêche de tous ces pêcheurs au début puis enfin le canal nous appartient. On roule en groupe, j'adore... eux ils arrivent à parler mais moi à 15km/h je peux pas tenir une grande conversation, un peu mais pas comme eux ! Je recommence à faire mon boulet avec mon garde boue, pourtant j'avais resserrer avant de partir... Le revêtement est cool pour mes roues mais ça "branlouille" donc c'est l'horreur avec mon garde boue qui touche régulièrement ma roue et ça fait un bruit d'enfer et j'inquiète tout le monde qui ne peut s'empêcher de penser au pire, genre ça y est cette fois elle s'est vautrée ! Alors voila on fait 25km vraiment groupé, mais Serge et Christian nous on déjà dit qu'ils allaient partir devant après la pause, pas de problème c'est déjà sympa d'avoir roulé ensemble... Ahh la pause ! On refait le plein ... Je ne pense qu'à manger et demande à ma moitié de démonter mon garde boue, j'en peux plus de ce garde boue tant pis pour mes fesses mais j'en veux plus ! Serge et Christian repartent, Marie attend un peu mais repart aussi avant Gilles et moi... Mon chéri nous rattrapera dans 10km et Zya la poilue viendra faire les derniers 20km avec nous... Nous partons donc en amoureux Gilles et moi. On est bien tout les 2 ! On roule, on papote mais pas trop on est pas des grands bavards ! Et puis chacun son tour, c'est maintenant le garde boue avant de Gilles qui a perdu une vis ! Mais on arrive vite au niveau de Krys(mon chéri) les vis de mon garde boue ne s'adaptent pas sur la trot de Gilles, alors les garçons très bricolo récupèrent un bout de plastique qui traine et hop p'tit bricolage minute et on repart avec la poilue...
C'est cool, le revêtement ça va pour mes grosses roues, une terre bien tassées avec des cailloux mais pas en gadoue, il faut juste éviter les trous qui ont été rebouché avec de la terre non tassée mais ça le fait, sauf que doucement mais surement la pluie revient ...
Et puis on arrive sous les applaudissements ! La classe ! Ils nous attendent à un p'tit pont et en fait il reste a peine 2km pour aller vraiment au bout (les voitures ne peuvent pas y aller) Serge, Marie et Christian nous on attendu pour le final, alors on y va tous ensemble, il pleut plus fort mais c'est chouette on est ensemble et on atteint vraiment le bout du bout, ça y est on l'a fait ! Il nous faut revenir sur nos roues pour rejoindre les voitures ... mais on a perdu Gilles et Serge ? Mais que font-ils ? Ben en fait Gilles à crevé ! Trop fort ! A quelques centaines de mètres de l'arrivée... C'est ballot ! Les photos sont celles de Marie, moi finalement j'en ai pas pris, pas eu le temps ! Mais par contre cette dernière photo c'est moi qui l'ai prise et sans prétention c'est la plus belle ! Elle résume bien mon petit périple : Des belles rencontres, des trottes et de l'amour
Je me suis régalée, même si le temps n'était pas au rendez-vous, même si je regrette d'avoir lâché les garçons le 1er jour, même si c'est passé trop vite... Je suis enchantée d'avoir fait ces belles rencontres, des gens simples, sympas, ambiance paisible, douce et chaleureuse, tout ce que j'aime... J'ai hâte de participer à la prochaine édition du Canal, c'est sur il faut le refaire ! A tous ceux qui nous lisent ne vous posez pas de question, dès qu'on a les prochaines dates organisez vous, le parcours est simple même pour les p'tits randonneurs comme moi c'est jouable sans difficulté et c'est juste un super moment à vivre, un doux délice ... Encore MERCI à toi Franck et puis Nadine aussi vous lui direz toi et Bernard, avec Krys on l'embrasse très fort Je me console en me disant que le mois prochain à Lyon je retrouverais certaines de mes rencontres et j'en ferai de nouvelles aussi ... Et puis fin septembre va venir vite, avec là aussi j'en suis sure un superbe rassemblement de joyeux barjots ! Récit de Gilles Garnaud: A 13h30,je décide de regarder l'heure de départ de mon train:14h09 Faut que je finisse le remplissage d'azote d'une machine(RMN),sinon elle casse,et c'est cher et long en réparation,mettre les bagages sur la trotte,prendre les billets à la borne auto,démonter la trotte pour la mettre dans son sac...et il faut au moins 12 minutes à fond pour y aller. Bref c'est impossible! Du coup je discute avec une contrôleuse qui cherche un moyen de transport pour éviter de marcher 20 minutes jusqu'à la gare. Je trouve un billet pour le TGV suivant,je ne rate pas la correspondance d'autocar à Rennes. Arrivé à Pontivy,je demande à un ado où se trouve le canal,il ne connait même pas!Heureusement je le trouve à 50 m! 26 km plus loin,soit 2 heures,je trouve le camping,je voit une Xh dans un camion,ca doit être là!Je monte la tente,fait le tour des bistrots et restos de la ville,puis les retrouve vers 10h pour une assiette de pattes bolognaise. Vendredi:40 km Samedi:110 km Dimanche:51 km Les +:les ravitos en véhicules bien espacé en kilomètre,avec tout ce qu'il faut,sandwichs,4quarts,thé,café...rien à faire,on est servi comme des princes! Restos du soir bien bourratif et pas cher(15 euros maxi),organisation au millimètre près par Frank,trotteurs sympas(mais ça je le savais déjà),le transport des bagages.La Zya entre Merline et moi. Les -:le camping le long du canal,humide et froid,j'ai peu dormi,même tout habillé dans le duvet.La pluie,la crevaison à 300 m de l'arrivé.Pratiquement aucun point d'eau le long du canal,le revêtement en terre battu non tassé par endroit.Comme beaucoup de canaux,c'est parfois monotone. Au top:Merline,qui se défini comme pas sportive,nous à fait des échappés d'enfer. A l'opposé Bernard était HS,bon rétablissement. merci à Frank et Bernard pour la rando,et à tous les autres pour l'ambiance. Pas de crampes,ni de courbatures,même si je suis encore un peu fatigué,200 bornes,pour moi,en 2 jours+soirée:je suis content(mieux!) Récit de Mickaël Bernard alias l'arbre: Bon, ça y est, je suis remis de mes émotions, et surtout plus disponible après la fin du déblocage intestinal des quelques jours loin de mes lunettes préférées! L'idée me trottait (!) l'année dernière, mais une semaine de halage seul, bof! Alors l'opportunité de le faire avec d'autres trot' est géniale. Seulement voilà, d'une part je suis un ours, et en plus, ce que nous proposent Franck et Bernard, c'est costaud! J'avais dans l'idée à la base de réellement me taper Brest/Nantes, mais le choix d'un long week end me fait tomber dans les banales dates favorites de poses de jours de congés, loin du décalage habituel. Ainsi, je prévois Brest/Redon, ou Chateaulin/Nantes. Ce sera finalement Port Launay/Redon, Soit le tout début (ou la fin selon son nom) du canal, jusqu'à la croisée des chemins, à Redon, là où il rencontre la Vilaine (et ouais, elle m'a fait fuir!). Port Launay parce que j'ai la flemme de partir en trot' depuis Brest, et aussi que je l'ai déjà fait, puis qu'il y a des longues étapes derrière et que je ne sais rien de ma condition physique, donc trouille! Voyage en train assez peinard (la Kickbike démontée, sans ses roues donc, passe vraiment partout, RER blindé, métro, tgv, ter... Sans jamais aucun problème, si ce n'est enfourner le billet lorsque les deux mains sont prises!!!) et une chouette rencontre: www.aillet.com. J'arrive à Port Launay après être descendu à Pont de Buis et poussé un peu, en début de soirée, sous un doux soleil. Très joli coin, une bonne descente après de chouettes points de vue pour y arriver. Port Launay suit la première ecluse du canal. Notre camping étant plus en aval, je décide d'aller la voir, et de continuer un peu plus loin même le long de l'Aulne pour gagner du temps sur les copains de ballade le lendemain, sachant que je serais surement plus lent. Port Launay est un bassin, avant le canal, destiné à accueillir les gros bateaux venant de la mer.
Puis je rejoins le camping, et y fait la connaissance de Dominique (nous arrivons en même temps): il vient de se faire 220 bornes pour venir, en vtt! Puis nous rejoignent Franck, qui assure l'organisation, Nadine et Odile (nos deux Mamans sur le chemins, mais ça je le ressentirais un peu plus tard) et Olivier (le fils de Nadine), Mathieu (le fils de Dominique) Christian et Vincent, qui feront le chemin en vtt. Ainsi je serai seul trottineur pour la première étape. Briefing apéro dodo... Enfin presque, parce qu'à trois dans une tente de trois, pris entre Vincent et Christian, je ne dors pas, Vincent non plus, gêné par les bruits de la nature (et oui, pas facile de dormir dehors! Moi, c'est bouchons!). Au levé, j'ai des crampes aux guibolles! Ca promet! Nuit de m...! Les vttistes démarrent en allant à Port Launay tandis qu'Olivier a gentiment proposé de m'accompagner. Ainsi nous prenons de l'avance car ils rouleront surement bien plus vite que nous. Il tombe quelques grosses gouttes éparses, un peu de vent, frais. Nous faisons connaissance avec Olivier, et mon 17 18 lui convient bien. Les km passent agréablement, et notre conversation, petite bulle mouvante sur le halage, quelquefois troublée par la beauté de l'environnement, est bien agréable. Premier ravito, nous ne sommes, à notre grande surprise, pas rejoints. C'est avec grand réconfort (et ce sera le cas à chaque fois, une sorte d'émotion, d'étincelle) que nous voyons au loin les deux camionnettes, puis se distinguer Nadine, Odile et Franck. Quelques mots, une part de 4/4, et nous repartons dans notre bulle. La météo est difficile, mais finalement agréable dans l'effort. Il ne faut pas s'arrêter, nous avançons, traçons la route, aspirés par le chemin. Cette sensation ne me quittera pas pendant tout le parcours. Avancer, le halage, le canal à côté. Peu de photo, peu de halte dans les villes et villages. Une sorte de convoi changeant au gré des binômes se formant puis se quittant selon les conversations, les sensations... Une sorte de caravane... Pas de destination, le chemin, avancer, pousser. Une micro société qui se crée, pleins de petites bulles! Nous arrivons avant les vttistes à Chateauneuf pour la pause repas.
La petite étincelle:
Du temps pour discuter, avec les gens qui passent par là, avec Franck, autour d'un verre, au chaud. Dehors, un peu de grêle, puis nos vttistes arrivent avec le soleil. Grimpette à Chateauneuf après manger: Ils me laissent devant les bougres! Je pousse, je pousse, tout fièrôt, le trottineur devant les vélos! Dominique, pas très bien, mal au ventre, est parti tranquillement devant avec Mathieu. Comme ça, ils nous prendrons en photo en faisant l'élastique. Les autres restent gentiment avec moi tout l'après midi, prenant même le vent pour moi! Je roule peinard, on file entre 18 et 20, on discute, on profite du soleil! La complicité s'installe.
Christian, Vincent, et Olivier. Franck nous rejoint pour les derniers km (un peu plus de 75 aujourd'hui), je suis ravi de rouler avec lui! Déjà, vers 16h je crois, l'arrivée au gîte de Port de Carhaix. Du coup sieste!... Courte parce que les cyclistes affluent, un poil bruyants... Du coup...apéro! Arrive alors du renfort trottinestique! Marie France et Serge, ainsi que Robert, un ami. Nous faisons connaissance devant un bon plat de pâtes préparées par Nadine. Puis un bon gros dodo bien réparateur! L'étape du lendemain me tracasse! Plus de 100 bornes de halage, temps incertain, pas d'entrainement. Enfin, aujourd'hui c'était super, c'est déjà ça! Je me lève en forme, pas mal aux pattes, étonné de ça! Zou, ça bruine, mais ça ira comme ça! Marie France nous accompagne. Ca part fort, on tiens les 20. Il faut calmer les vélos. En plus d'être longue, l'étape d'aujourd'hui réserve des difficultés. La bruine, des coups de culs permanents pour passer les ecluses, une belle bosse, de longs faux plats, sur un revêtement gras et cahotique (hier, beaucoup de goudron). Au premier ravito, Robert nous rejoint, sur la belle Kickbike à grandes roues, adaptée par Serge: C'est une étape « pélerinage » pour moi. Aujourd'hui nous traversons toute la région où j'ai travaillé, cinq années, et passé pas mal de vacances. Je suis un peu ému! Le centre Bretagne « Kreiz Breizh » égale à lui même, magnifique, sous un ciel chargé. Nous passons Glomel, et la montée de ses innombrables écluses. C'est ici que se partagent les eaux, depuis un lac, vers chaque côté du canal. Vers Rostrenen, ancien chez moi:
Visite de Gouarec, puis pique nique à l'Abbaye de Bon Repos, sous la pluie. Il fait froid, nous ne trainons pas. Les vélos sont devant, Serge a remplacé Robert. Nous grimpons ainsi Marie France Serge et moi vers l'ancienne voie de chemin de fer, pour contourner le lac de Guerlédan. C'est la construction du barrage qui a signé l'arrêt de mort du canal, coupant le réseau fluvial de la Bretagne en deux. Donc plus de halage, enfoui sous les eaux! Nous voici donc, après la côte, sur l'ancienne ligne « Carhaix-Loudéac ». Dom et Matthieu nous ont rejoints, et nous roulons tranquilles, en digestion, sur ce long faux plat montant. Franck nous attend à l'endroit où il faut tourner pour rejoindre le canal. Et! Les vélos partis devant sont là où nous avons mangé! Ils se sont trompés sur la voie verte!!! Marrant pour nous, mais eux.... Du coup nous avons de l'avance. Nous retrouvons le halage, vent de face et bruine! Dom et Mathieu roulent devant, et nous attendent lors de leur poses. Nous croisons les vestiges de l'industrie morbihanaise:
Peu avant Pontivy, 80 bornes dans les pattes, je me retrouve seul, pour la première fois. Serge et Marie France en amoureux derrière, dom et Mathieu devant, et les rois de l'orientation??? Petit coup de mou, plus psychologique que physique. Le temps se lève un peu, mais le revêtement est pourri, je suis las. A l'entrée de Pontivy j'attends Serge et Marie, et ça va mieux:
Le château des Rohans. On rechange de compagnon pour récupérer Robert, Serge troquant trot' contre voiture. Un énorme bout de gateau et une belle étincelle à Pontivy pour moi, de quoi m'assurer une fin d'étape douce et joyeuse! Joyeuse, le mot est juste, car c'est Jean Pierre Le Cam (dit La Camme rapport à ce qu'il a dans son bidon!!!) que l'on oit arriver à notre rencontre à la sortie de Pontivy. Nous voici donc 4 trot', et le dynamisme, les blagues et la bonne humeur de Jean Pierre nous donnent des ailes! Bon, à son passage les bars ferment, si bien que lorsqu'on y arrive la bave coulante...! Sur le canal 8 écluses parfois! Chapeau les constructeurs, et patience les bateliers! Avant Rohan les vélos nous rejoignent, nous sommes content de nous retrouver pour quelques km. Ca discute, ça se tire un peu la bourre, nous sommes content d'arriver. Pas loin de 110 bornes pour nous, et 130 pour eux après leurs détours... Installation au camping, douche, longue, apéro, puis super soirée au resto. La convivialité est là, nous sommes heureux d'être là, ensemble, et le vin coule à flot! Gilles nous rejoint pendant le repas. Il arrive en trot', chargé, de Pontivy, à la nuit tombante. Pas facile de venir de Paris jusque là, mais quand on le veut vraiment... Je m'installe avec Dom, Mathieu et Robert, dans le local du camping, ce qui nous assure une nuit reposante. Le matin, attention, Jean Pierre nous a envoyé une journaliste, alors c'est sous les petits oiseaux des appareils photos que nous attaquons. Je suis triste, car j'entame mon dernier jour, déjà. 110 bornes au programme pour l'étape, 90 pour moi qui arrête à Redon. Le temps est gris clair, et, comme la veille, on attaque sévère avec les vélos, Marie France et moi pour le moment. Après le premier ravito, ils accélèrent, je ne les reverrais plus que quelques secondes à Josselin, mais ça je ne le sais pas encore... Me revoici donc avec Marie France en grande discussion, plus à mon rythme qu'au sien (elle trace!), Gilles nous rejoignant aux arrêts. Arrive Josselin, pour moi la plus belle ville traversée par le canal:
Nous prenons le temps de visiter malgré l'heure tardive (la pause déjeuner est prévue 25km plus loin et il est déjà 11H30): les vélos partent devant. Tchao les gars! Je pensais les revoir le midi, mais vu notre décalage et les conditions météo qui ont suivi, ils n'ont pas pu nous attendre, ils seraient morts de froid! Josselin:
Dans Josselin, surprise, Jean Pierre nous double en camionette! Et, resurprise, en bas du bled.... Merline et Chris, son conjoint!!! Génial! Elle est déjà sur sa trot' et nous quittons Josselin accompagnés de Marie et Gilles. Marie, rapide, ne reste pas longtemps avec nous, d'autant plus qu'il pleut maintenant. Elle file rejoindre son bienaimé à la pause repas. Merline Gilles et moi, on piplette peinard sous la flotte! Arrivée au Roc St Andrée, ça mouille et j'ai la dalle!
Puis Malestroit, sous la vraie pluie qui ne mouille plus que les cons... Et là, comme prévu, je vois au loin la belle crinière blanche de Bernard. Je suis heureux de le voir, je tombe dans ses bras pour une grosse bise. Je le félicite, je sais qu'il vient de faire un truc énorme. Il n'était pas avec nous comme prévu pour organiser et rouler, mais c'est pardonné! On déjeune au sec dans une écluse. Alors Bernard vient rouler, malgré l'épuisement de son périple, avec nous! Quelle joie de démarrer cette après midi sous la flotte, de voir Bernard sur sa trot' avec Richard Cocciante à fond les ballons, trop marrant! Et toujours avec Merline, pardon, Isa, et Gilles. Quelques bornes encore et Merline retrouve Chris pour une pause bien méritée! Bravo, t'as bien roulé! Surtout avec la pluie, le revêtement nous scotche, c'est dur! On continue à trois, de longues lignes droites épuisantes, sous la pluie!
Bernard accuse un peu le coup, mais en grand balèze, endurant et fort dans sa tête, ça roule toujours!
On se paye une bonne pause sur le site de l'ile aux pies. Moi je sais que j'aurais mon train, eux qu'ils vont rouler tard pour arriver à destination. Mais ils sont forts, déterminés, j'admire! Je n'ai pas envie d'arriver. Mais Redon approche petit à petit, et le temps s'accélère. A Redon nous attendent Franck, Nadine, Isa et Chris. C'est le moment, triste, des aux revoirs! Bernard et Gilles se requinquent, quis filent vers les 20 bornes qu'ils leurs restent à accomplir. Quelques bises et de réconfortants projets, puis je me retrouve très vite dans le train du retour. Un peu moins de 280 bornes (celles de la signatures du profil de Franck) parcourus en trois jours, et l'envie que ça ne s'arrête jamais, de pousser toujours. L'euphorie retombe et laisse place à une douce fatigue. Toutes les étincelles ont allumé la flamme de l'amitié, les yeux brillent de pleins d'images! Merci à tous! Merci le canal! Pardon je ne me suis pas relu, comme d'hab.... Merci à ceux qui lisent!

lundi 26 mars 2012

Brevet Fédéral de Randonneur

Le Millau Breton en un peu plus long
Petit compte-rendu de notre Brevet Fédéral de Randonneur à Pornichet: Levé 05h00 pour un départ à 07h30. Le rendez-vous est fixé au stade Louis Mahé à Pornichet. C'est à 07h15 que je retrouve Bernard et Frédéric, tous deux spécialistes de la longue distance en Trottinette appelée Trott'. Peu de monde présent à cette heure matinale, nous prenons donc rapidement les inscriptions devant l'oeil incrédule de la plupart des cyclistes se demandant ce que nous allons bien pouvoir faire avec nos engins sans selle ni pédales . Ce brevet se réalise en total autosuffisance tout en suivant un road-Book. Aucun ravitaillement n'est prévu. Afin de valider notre passage dans trois villes prédéfinies, nous devons faire tamponner notre "carton de pointage" dans un commerce. Lors de la préparation des machines, Bernard ne passe pas inaperçue et deja certains commentaires fusent: "hé c'est le gars de St. Lyphard, tu sais, celui qu'est parti jusqu'à DAKAR..." Au menu du jour 153 kms et 1101 mètres de dénivelé positif concentrés entre les kilomètres 40 et 110. Ca promet pour les cuisses .
07h30, top départ. beau ciel bleu et une température de 7°c, nous prenons la direction du Morbihan. Les 40 premiers kilomètres sont avalés à une moyenne de 17 km/h. La route départementale traversant la Brière n'est pas très agréable et bon nombre d'automobilistes iracsibles jouent du klaxon en nous doublant. Et oui, l'homme est un animal bien souvent très stupide au volant de sa carcasse métallique . Par contre, les groupes de cycliste n'en reviennent pas et sont pour la plupart admiratifs face à notre engagement. Arrivé à La Roche Bernard, nous stoppons pour une photo souvenir et pour enlever les coupes vent car le soleil commence à chauffer. Dominique, un ami cycliste nous rejoint à cet endroit et fera route commune avec nous jusqu'au bout. Cela nous sera d'une grande aide, à la fois pour nous guider grâce au parcours entré dans son GPS mais également pour nous soutenir moralement et pour assurer notre assistance (eau et solide).
Dès que nous passons le pont enjambant la Vilaine, les choses sérieuses commencent. Les prochains 70 kilomètres ne sont que successions de côtes et de descentes. Le soleil commence également à chauffer dure. La moyenne baisse pour descendre à certain endroit sous les 14 km/h . Depuis mai 2011, mon parcours le plus long en Trott' est de 56 km. Je sais donc que ce BFR vat être dur et qu'il me faudrat serrer les dents pour parvenir au bout dans les délais. Heureusement, les paysages sont magnifiques, la vallée de la Vilaine nous enchante jusqu'à Béganne. Puis, les petites routes de campagnes nous emmènent de village en village tel Saint Jacut les pins ou encore Rochefort en Terre, l'un des plus beaux villages de France.
Passé les 80 kms, nous decidons d'une petite halte "rafraichissement" à la terrasse d'un café de Rochefort en terre. Café rallongé pour Bernard, une bonne bière fraiche pour les autres; Une fois le plein des bidons effectué (avec de l'eau!!), Gooooooooooooo nous repartons en direction de le Loire Atlantique . Pfffffff, des côtes et encore des côtes. Certaines atteignent les 10% sur plusieurs kms . Je commence à souffrir et à la vu de la moyenne effectuée, je doute que nous arrivions dans les délais. Néanmoins, aucun de nous ne faiblis et, au rythme des musiques embarquées sur la Trott' de Bernard, nous profitons pleinement du circuit sans trop penser au temps qui passe.
Frédéric est parti sur sa Trott' équipée voyage. Handicap supplémentaire, depuis maintenant quelques kms, une "souplesse" inquiétante apparait et du coup, à chaque petite irrégularité de la route, la Trott' touche le sol au niveau du board. La ligne symbolique du 100éme km est passée . Il reste un tiers du parcours ce qui nous laisse encore du temps pour profiter du paysage. Retour dans le département de la Loire-Atlantique et p'tit coucou de mes deux garçons et de leur nounou d'un jour, Nadine la compagne de Bernard, venuent nous saluer au barrage d'Arzal. Arrêt express et redépart.................. CRAC ! la Trott' de Frédo vient de se casser en deux . Quelle poisse, nous sommes au 112 éme kms. Du coup, Nadine charge la Trott' cassée dans sa voiture puis la dépose à mon domicile distant de 5 kms et repare avec la Kickbike Free-Ride de Lucas 6 ans, afin que Frédéric puisse terminer ce BFR . Il vat nous falloir mettre les bouchées doubles si nous voulons vraiment finir dans les délais. Dominique, notre assistant de choc déploit tous ses talents afin de nous ravitailler en eau, en gels et nous prodigue ses encouragements. Et cela va payer. En effet, notre moyenne remonte pour atteindre le 15,4 kms/h. J'ai les cuisses en feu, j'ai soif et faim mais j'avance , certes derrière Bernard et Frédéric mais toujours dans le rythme. Nous atteignons La Baule-Escoublac. Il reste 8 kms dont 2 en descente puis vient le remblai de La Baule et sa piste cyclable plate et lisse. cela fait 9h30 que nous sommes sur les Trott' s. Il faut arriver en 10 h00 maximum. Kick, Kck, Kick,..... voila le stade, encore un effort, Goooooooooooooooooooooooo.........................
Ouf, nous franchissons la porte du bureau de contrôle après 9h 51 mns passées à kicker sur nos Trott's. Yesssssssssssssssssssssssssssssssssss, c'est fait, brevet homologué . Les organisateurs commençaient à être inquiets. Nous les rassurons et devant nos engins, ceux-ci restent admiratifs. Nous savourons un bon casse-croute avec un ou deux verres de Breiz Cola (et oui, nous sommes dans le Phare Ouest) avant de terminer la journée par une bonne pasta party chez Nadine et Bernard. En conclusion, une super journée ou sport et amitiés se sont conjugués de la plus belle des manières. Je n'ai pas pu être présent aux 100 kilomètres de Millau en 2011 et espère bien y être en septembre prochain mais ce BFR peut être surnomé notre Millau en Bretagne.

vendredi 23 mars 2012

Tour de la Brière.

Dimanche 18 avril, Bernard Deniaud et moi-même, dans le cadre de notre préparation à la Rando Canal NB avions programmé une sortie nature en Trott'. Celle-ci, effectuée en une boucle de 56 kilomètres, nous à permit de parcourir les routes et chemins vicinaux du parc régionale de Brière. Une bien belle balade au rythme du chant des oiseaux, à observer le héron à l'affut ou encore la cigogne dans son nid.
Mode camouflage à l'écoute du "chant" des marais...
L'orage est passé...
Canal Ile Fédrun (Saint Joachim.)
L'abre des Krapados; Bréca commune de Saint Lyphard.
Gros temps sur la Bretagne...

samedi 24 décembre 2011

Projet 2012: le Canal de nantes à Brest synonyme de plaisir partagé!





L'idée: Créer un "Off", c'est à dire une randonnée non officielle le long du canal De Nantes à Brest afin de faire découvrir ce parcours magnifique,véritable trait d'union entre les cinq départements composant le Bretagne historique.
Cette randonnée sportive est réservée à quelques amateurs de trottinette, adeptes de la longue distance.

Les organisateurs:
Bernard Deniaud: organisateur de la Krapadoz Deiz et premier à avoir parcouru en trottinette en 40 heures et en non stop les 347 kms 800 reliant Chateaulin à Nort sur Erdre, par le chemin de halage du Canal de Nantes à Brest lors de l'édition zéro de l'Ultra-Canal NB.


Franck Denaene: coorganisateur en 2010 de l'édition zéro de l'Ultra-Canal NB. A parcouru en mai 2011 et en famille le canal, de Chateaulin à Férel dans le Morbihan, soit 342 kms en trottinette et en vélo + remorque.




Le principe: une trottinette et un accompagnateur en vélo tirant une remorque transportant le matériel pour deux personnes.

La date: le week end de l'ascension. Départ le jeudi matin de Chateaulin (29). Arrivée le dimanche en fin d'après midi à Nort sur Erdre (44).

Distances:Environ 360 kms répartis en quatre étapes variant de 70 à 100 kms environ

Hébergement/restauration: L’hébergement se fera sous la tente. Les bivouacs sont prévus soit sur les aires aménagées à cet effet le long du canal, soit en camping. Pour la restauration, chaque participant prévoit et emporte avec lui son ravitaillement pour la journée. Le petit déjeuner et le repas du soir sont pris en commun dans les "brasseries ou bistrots locaux" au grès de nos envies et des rencontres...




L'histoire du canal en quelques dates:
1627: Les États de Bretagne proposent un plan de canalisation de la Bretagne.

1804: Études techniques de l'ingénieur Bouessel. Napoléon

1811: La première pierre de la première écluse est inaugurée à Port-Launay.

1814: Napoléon est exilé, les travaux cessent.

1822: Reprise des travaux.

1842: Le canal est ouvert au trafic sur toute sa longueur.

1890-1914: La plus belle époque du canal.

1914: Réquisition des péniches.

Après 1914: Concurrence avec le chemin de fer et la route. Déclin du trafic.

1928: Mise en eau du barrage de Guerlédan. Le canal est coupé en deux parties.

1940: Nouvelle réquisition des péniches.

Après 1945: Le canal tombe peu a peu en désuétude.

1977: La dernière péniche, le "Mistral", décharge son ultime cargaison de sable à Saint-Congard.

Depuis 1964: Le canal renaît peu à peu grâce au tourisme fluvial.

Bientôt la liste des participants ainsi que le détail des étapes sur O.SE.KI Aventure Passion.

Crédit photos Franck Denaene

mardi 17 mai 2011

Cap sur le Maroc...

Voici maintenant bientôt huit semaines que Bernard a quitté Saint Nazaire. Les roues de la Leader accompagnées de la "Touzette" ont irrémédiablement poussées notre grand voyageur vers les terres du Sud.

Hier agréables et verdoyantes,elles semblent aujourd'hui arides et inhospitalières. C'est sans plaisir que les kilomètres défilent au rythme immuable et inexorable du sablier de la vie.



Long ruban d'asphalte surchauffé, Bernard n'a d'autre choix que d'emprunter ces interminables autoroutes balisées par deux mètres de grillage infranchissable comme si, une fois prit dans ses filets, cette ligne tracée par la la seule volonté de l'homme n'avait qu'un but, celui de vous conduire vers une destination sans alternative que seul l'esprit créateur connait...

2 570 kms parcourus. Le prochain objectif est de rallier le Maroc via le détroit de Gibraltar pour une incursion en terre d'Afrique avant un retour en Brière, car comme le dit si mal le proverbe, loin des yeux, loin du coeur...

vendredi 29 avril 2011

Saint Jacques de Compostelle.




Après avoir parcouru 1 555 kilomètres, Bernard est arrivé le jeudi 28 avril sur l'esplanade de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle.
Après la solitude des sentiers montagneux, ce qui impressionne le plus est la vision de cette foule bigarrée, composée de pèlerins venus à pied, en vélo ou en autocar climatisé...

Longue file interminable de croyants attendant de pouvoir pénétrer à l'intérieur de l'édifice religieux moyennant quelques heures d'attente sous un soleil de plomb.

L'arrivée de Bernard en ce lieu chargé d'histoire et de ferveur catholique à pour quelques instants, perturbé le cours des choses. La trottinette et sa "touzette" ont raflées bien involontairement la vedette au monument. Pour preuve, les quelques centaines de clichés pris de cette attelage pour le moins insolite.

Qu resterat'il de ces premiers jours en Espagne? L'accueil chaleureux des Espagnols, la gentillesse de celles et ceux croisés sur la route, ces policiers aux petits soins pour reconduire Bernard sur le bon chemin;
Egalement des rencontres plus anecdotiques, comme cet homme et sa fille venus en touristes à Saint Jacques et habitant Saint Lyphard dans le parc naturel régional de Brière, commune natale de Bernard...

Ce soir, le bivouac est planté loin de la foule et des lumières de la ville. Il est en effet difficile de se replonger du jour au lendemain dans la vie trépidante d'une agglomération.

Les journées et les nuits, seul avec soit même, ont souvent tendance à vous rendre solitaire. Bernard n'échappe pas à cette rêgle. C'est pour cela qu'après s'être mis en quête de quelques tomates et fruits, d'une fontaine d'eau fraîche et d'un lieu tranquille, et au lendemain d'une bonne nuit réparatrice, Bernard reprendra la route plein Sud pour un millier de kilomêtre en diréction de Séville.

Il lui faudra néanmoins s'habituer aux températures caniculaires rencontrées depuis trois jours. Après la fraicheur de l'altitude, le thermomètre indique maintenant 30°c à l'ombre, soit environ 45°c au soleil. Cactus et palmiers ayant remplacés les platanes sur le bord de la route...